Blog

  • Interview : Franck Stevens pour Demain : nos libertés

    Bonjour Franck. Tes nouvelles n’ont pas attendu les Éditions Kelach pour être publiées. Écris-tu depuis ton plus jeune âge ?

    >> J’ai commencé à écrire dès l’instant où j’ai pu tenir un crayon, au grand désespoir de mes parents, condamnés d’abord à me lire mes assemblages de lettres dépourvus de sens (ma première œuvre, « ABDFXBGIAB », reste l’une de mes favorites), puis à effacer mes premiers slogans révolutionnaires de leurs murs fraîchement peints.

    AbdfxbgiabBientôt en boutique ?

    Inspiré par les maîtres du neuvième art, je me suis ensuite lancé dans la bande dessinée en remplissant des dizaines de cahiers de brouillon de crobars involontairement abstraits. Cette phase de ma carrière a toutefois pris fin brutalement suite à un terrible accident : la réalisation soudaine que je n’ai aucun talent pour le dessin !

    Je me suis donc rabattu vers l’écriture et je ne me suis jamais arrêté depuis, à part pour dormir, manger, lire, gagner ma vie de façon plus honnête et, très occasionnellement, pour me brosser les dents.

     

    Ta bibliographie laisse à penser que tu es plutôt « nouvelle ». Est-ce une préférence exclusive ou le roman t’attire-t-il aussi ? As-tu un projet en ce sens ?

    >> L’avantage des nouvelles est qu’elles obligent à être concis ! J’ai tendance à dépasser la longueur prévue d’un récit par un facteur deux ou trois, et à devoir ensuite tailler cette masse brute de mots pour en tirer les éléments vraiment cruciaux du récit. Cela m’oblige parfois à réécrire chaque phrase en utilisant les mots les plus brefs et percutants, quitte à [note de la rédaction : dans un souci de protection de la santé mentale de nos lecteurs, les deux mille lignes suivantes, consacrées à l’importance de la brièveté, ont été omises de cette interview].

    Les nouvelles ont aussi l’avantage de pouvoir être écrites en un laps de temps raisonnable, de servir de bon terrain d’entraînement pour s’attaquer à différents genres littéraires en essayant différents styles, et d’apprendre rapidement de ses erreurs pour mieux s’adapter aux attentes du public.

    Rejet

    Les nouvelles technologies ont réduit notre capacité de concentration et nous offrent en permanence des milliers de distractions potentielles qui sont autant de concurrents pour tout nouveau récit. Rares sont les lecteurs prêts à investir le temps nécessaire pour lire un roman écrit par un auteur peu connu, mais plus nombreux sont ceux prêts à risquer dix minutes de leur vie en lisant une nouvelle au titre intrigant ! Je pense donc que les nouvelles et la microfiction ont un bel avenir.

    Malheureusement, la brièveté implique de faire des sacrifices, en privilégiant par exemple une « grande idée » excitante au détriment du développement des personnages. C’est pour mieux explorer ces aspects que je travaille depuis quelques années, quand j’ai du temps entre deux projets, sur un roman de fantasy.

    Sans vouloir révéler de spoiler d’élément-clé de l’intrigue susceptible de gâcher le plaisir de la découverte, je peux déjà annoncer qu’il contiendra un nombre potentiellement surprenant d’elfes-robots (compris quelque part entre « dix mille milliards » et « zéro »).

     

    Lire la suite

  • Fantasy à la Carte : Fantastique en Pays de Chièvres.

    Une nouvelle fois, merci à Fantasy à la Carte pour avoir consacré une chronique à un de nos ouvrages.
    Cette fois, ils ont découvert Fantastique en Pays de Chièvres, très belle anthologie de 6 nouvelles par 4 autres vivants dans la région de Chièvres en Belgique.
     

    Chievres

    Découvrez le billet de Fantasy à la Carte et égarez-vous sur ce très bon site pour découvrir d'autres chroniques en cliquant ci-dessous :

    Logo fantasy carte 2

  • Angélica Brise à la radio, partie 2

    Voici la deuxième partie de l'interview donné à Radio Alto par Minuit et Nathalie Le Reste.
    Pour ceux qui auraient raté la première partie, c'est par ici : LIEN.

    Nathalie nous parle des illustrations et de ses sources d'inspiration qui vous feront voyager dans le temps jusqu'à un livre très ancien…
    Minuit évoque sa collaboration avec Nathalie, mais aussi avec Bérengère Bouffaut, directrice de collection et correctrice, ainsi que son parcours éditorial.

     

     

    À suivre dans une troisième et ultime partie.

  • Fantasy à la Carte : Le Sceptre de Râ

    Merci à Fantasy à la Carte pour ce sympathique billet sur Le Sceptre de Râ d'Agostinho Moreira, premier tome de la trilogie « L'Ombre de Ravana ».
    Une chronique avec quelques bémols sur des personnages qui s'enrichissent dès le tome 2, en particulier… (désolé, je ne peux pas vous divulgacher).
    Une trilogie d'aventure, de frissons et d'anciens dieux à découvrir.

    Le sceptre de ra cmjn

    Couverture de Michel Borderie

    Pour lire la chonique de Fantasy à la Carte (et de nombreuses autres), cliquez sur l'image: 

    Logo fantasy carte 2

    Et vous, qu'avez-vous pensé du Sceptre de Râ ? Nous attendons vos commentaires ! Merci.

  • Le Grande Fée : Portrait

    Ce billet inaugure une nouvelle catégorie : les portraits des différents personnages qui traversent les publications des Éditions Kelach. Ces études de personnalités ont été réalisées par les auteurs eux-mêmes.
    Pour commencer, quoi de plus naturel pour des Lutins qu'honorer la Grande Fée que vous retrouvez particulièrement dans Contes du Grand Chêne d'Élodie Greffe qui nous parle de son personnage principal.

    Grande fee

    Illustration de Romane Gobillot

    La Grande Fée a eu plusieurs vies. Avant de rencontrer le Professeur, elle était Viviane, oui, oui, celle des légendes arthuriennes.

    C’est une femme grande, belle et intelligente, mais peu sûre d’elle. Elle aime occuper un poste de pouvoir comme la direction du Grand Chêne car elle aime avoir le contrôle sur les évènements, cela la rassure. Cependant, elle n’est pas forcément un bon dirigent car elle ne sait pas déléguer vu qu’elle a beaucoup de mal à faire confiance aux autres. Elle a toujours peur d’être déçue, rejetée, trahie et faire confiance est aussi une forme de perte de contrôle.

    Elle dort assez peu et relativement mal. Au Grand Chêne, elle passait l’essentiel de son temps dans la Grande Salle pour profiter un maximum de la verdure et de la lumière, les deux choses qui lui font le plus de bien. Elle aime les animaux et les enfants, et se pose comme leur protectrice, mais n’aime pas spécialement s’occuper d’eux au quotidien : les contraintes et l’aspect répétitif des choses l’ennuient rapidement. C’est pourquoi Big et Bang avaient une gouvernante. La Grande Fée apprécie avant tout sa liberté, le calme et la sérénité.

    La Grande Fée a une relation très particulière avec C., qu’elle connaît depuis très longtemps, un temps où les royaumes des Deux Comtés n’existaient pas encore. C’est à la fois sa plus proche amie et son ennemie jurée. C. est celle qui est la plus à même de la comprendre et celle qui la connait le mieux, mais, comme avec tous les autres, la Grande Fée se méfie d’elle. Elle n’arrive pas à lui faire pleinement confiance et veut asseoir sur elle son autorité afin de la contrôler, ce que C. ne peut évidemment pas tolérer. Les tensions entre les deux femmes seront telles que cela aboutira à une guerre.

    L’autre grand talon d’Achille de la Grande Fée est son côté fleur bleue. C’est une grande romantique, elle tombe amoureuse entièrement et passionnément. La Grande Fée est prête à tout par amour, le meilleur comme le pire. Elle fut très éprise du Professeur mais ce dernier, pour son grand malheur, n’était guère intéressé par les choses de l’amour. Cela causa sa perte en la poussant dans les bras du jumeau du professeur : le Néant qui vit dans l’amour de cette femme un moyen d’arriver à ses fins.

    ____________________

    Vous pouvez  retrouver la Grande Fée dans :

    big et bang     C3 grand chene     C2 terrible fee 3